PluriGenre (Pluridisciplinarité du Genre).

 

PluriGenre a désormais son site :

plurigenre.hypotheses.org

Vous pourrez y suivre son actualité à partir du 12 novembre

 

Action structurante PluriGenre (Pluridisciplinarité du Genre)

Responsables : Gabrielle Houbre et Laurie Laufer

 

Présentation extraite du dossier de candidature.

L’action structurante se décline en trois volets interactifs : recherche, formation et valorisation/rayonnement.

La demande de création d’une chaire professorale attachée à l’IHP et dédiée aux études de genre dans une dimension pluridisciplinaire, marque explicitement la volonté de l’Institut de développer ce qui constitue pour lui un axe stratégique de sa politique scientifique et de sa formation.

 

1° Recherche

PluriGenre veut promouvoir les approches pluridisciplinaires sur le genre en participant à la dynamique déjà existante dans le secteur LSH (les études de genre sont déjà particulièrement riches en sociologie, en histoire et en littérature et, plus récemment, elles se développent notamment en études anglophones et en géographie) ; en impulsant des recherches encore balbutiantes en médecine et en sciences ; en encourageant des synergies entre LSH, Médecine et Sciences.

 

a) Organisation d’événements scientifiques

Dans ce cadre, il prévoit l’organisation ou la co-organisation de grandes manifestations scientifiques type colloques ou assises. 

La première de ces manifestations est le fruit d’un partenariat entre l’Institut des Humanités de Paris, l’Institut Émilie du Châtelet (dont Paris Diderot est membre fondateur, Laurie Laufer présidente du CS et Gabrielle Houbre, après en avoir été une des fondatrices, est experte auprès de son CS ; présidente : Florence Rochefort/CNRS) et le Canceropôle Île-de-France (structure porteuse du DIM cancérologie, dont l’objectif est, entre autres, l’innovation médicale ; directeur : François Sigaux, PUPH à Paris Diderot et membre associé du Centre de recherche psychanalyse, médecine et société). Porté par Laurie Laufer, Florence Rochefort et François Sigaux, ce projet en cours d’élaboration s’articule autour d’un axe de recherches « Genre et Cancer ». Il s’agit en premier lieu d’une mise en perspective méthodologique de la recherche avec l’outil du genre dans le domaine médical, où relativement peu de travaux existent, ainsi que d’une confrontation des travaux engagés sur « Genre et santé » en médecine, mais aussi en LSH et, si possible, en sciences. La préparation d’assises internationales en 2014 comprend trois ateliers prévus d’ici la fin de l’année 2013 : le premier a lieu le 22 mars et portera sur le concept de genre et ses problématisations possibles avec le monde de la santé. Le suivant se déroulera en septembre et traitera des questions de dépistage et de traitements. Le dernier, en décembre 2013, sera consacré au suivi médical. Chacun de ces ateliers fera appel, outre aux médecins, à des sociologues, historiens, littéraires, biologistes, etc.

La seconde manifestation envisagée est une action développée sur au moins deux années (2015-2016) visant à développer les échanges pluridisciplinaires avec les sciences à partir de l’outil genre. Un partenariat de principe est ainsi déjà acté avec Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche à l’Institut Pasteur, qui travaille sur les rapports entre science et société, le déterminisme en biologie, le cerveau et le sexe.

 

b) Appels à projets

PluriGenre veut aussi contribuer au financement des projets pluri/inter ou transdisciplinaires conçus à partir des problématiques de genre, ou intégrant clairement la dimension de genre, aussi bien sous la forme de colloques, journées d’études, séminaires que de projets pluriannuels. Pour ce faire, il prévoit de lancer deux appels à projets par année afin de soutenir des projets émergents et créatifs. Serait éligible toute équipe coordonnée par un EC ou chercheur de Paris Diderot et composée de membres d’au moins deux UFR de Paris Diderot et, éventuellement, de laboratoires et équipes français ou internationaux. Une attention particulière sera portée aux projets intégrant des doctorants et des post-doctorants.

 

c) Décharges et invitations

Parmi ses autres modalités d’action, PluriGenre souhaite permettre à un.e ou plusieurs EC de Paris Diderot de s’investir pleinement dans le champ des études de genre par une décharge partielle de son service (de 24h à 96h).

Il prévoit également d’inviter des EC étrangers pour des missions allant de deux à quatre semaines, en lien avec son programme d’actions et ses projets de coopérations internationales. Une attention particulière sera portée à la diversité de la provenance géographique des invité.e.s.

 

2° Formation

a) Étudiant.e.s de licence 1 à l’échelle de Paris Diderot

En partenariat avec le Pôle Égalité Femmes/Hommes (PEFH), PluriGenre souhaite participer à la sensibilisation des étudiant.e.s de licence 1 aux inégalités femmes/hommes.

 

b) Licence, master et doctorat des Humanités (Paris Diderot et cotutelles)

PluriGenre associe étroitement recherche et formation des étudiant.e.s de licence, master et doctorat, notamment en intégrant une initiation au genre dans le cursus de la licence et en offrant la possibilité d’une spécialisation en master et en doctorat.

Ainsi, outre la dimension genre inclue dans certaines UE de la future licence pluridisciplinaire des humanités (dont la mise en place est prévue à partir de 2015), les étudiant.e.s, intéressé.e.s par ces problématiques pourront choisir les cours spécialisés existants parmi leurs UE disciplinaires.

En master, celles et ceux qui le souhaiteront pourront opter pour une spécialisation « genre » en y consacrant notamment leur mémoire de recherche dans les deux spécialités qui ouvrent dès 2014, à savoir « Médecine et humanités » et « Philosophie des sciences ».

À partir de 2016, la spécialité « Sujets et savoirs » LSH offrira aux étudiant.e.s intéressé.e.s, la possibilité de consacrer leur mémoire à des sujets développant des problématiques de genre ou intégrant la dimension genre. Ils pourront également suivre des séminaires spécialisés existants déjà dans des UFR comme GHSS, Sciences sociales, Études anglophones, ou susceptibles d’être créés comme en Études psychanalytiques ou à LAC. Un séminaire pluridisciplinaire LSH-Médecine-Sciences sera également mis en place.

En ce qui concerne le doctorat, un label « IHP » pourra être décerné, sur projet, à des doctorats en études de genre comprenant une dimension pluridisciplinaire. Ces doctorats pourront faire l’objet d’une cotutelle internationale. Les doctorant.e.s ainsi distingué.e.s seront associé.e.s aux activités de l’action structurante PluriGenre. Ils/elles auront aussi vocation à concourir au prix IHP de la meilleure thèse pluridisciplinaire doté d’un montant de 3 000 euros. Ce prix sera décerné pour la première fois début 2014 et consacrera une thèse soutenue en 2013 (année civile).

 

c) partenariats internationaux

PluriGenre entend favoriser les formations intensives en études de genre pour des étudiant.e.s de master et de doctorat, particulièrement dans les régions où les études de  genre représentent un enjeu stratégique pour les droits des femmes. Elles peuvent être déjà très dynamiques comme en Inde ou dans plusieurs pays d’Amérique du Sud (notamment le Brésil et l’Argentine), ou seulement émergentes comme en Europe centrale ou orientale, en Afrique maghrébine et subsaharienne ou dans la plupart des pays d’Asie.

L’IHP a ainsi déjà initié un partenariat avec l’université de Ouagadougou/Burkina Faso, en partenariat avec l’Institut de Recherche et de Développement/CNRS (équipe PolGenre), prévoyant une semaine d’apprentissages pluridiciplinaires du genre pour les masters de cette université.

Par ailleurs PluriGenre prévoit d’aider l’élaboration de projets similaires ou voisins montés dans les différentes UFR, notamment par le financement de missions de collègues spécialistes comme dans le projet porté par Études anglophones pour une formation en études de genre à l’université Košice/Slovaquie (2014).

Outre l’encouragement, déjà signalé plus haut, à des doctorats effectués en cotutelle avec des établissements scientifiques internationaux, PluriGenre entend également développer des filières privilégiées pour l’accueil réciproque de doctorant.e.s et post-doctorant.e.s spécialisé.e.s en études de genre. Des contacts ont ainsi été pris, par exemple, au Brésil, avec les universités de Santa Catarina/Florianopolis, de Campinas/São Paulo, de la PUC/São Paulo et de Niterói/Rio de Janeiro. L’invitation par l’IHP d’un.e ou plusieurs collègues de ces universités, entre 2014 et 2018, doit permettre de finaliser des conventions bilatérales.

 

3° Valorisation/rayonnement

a) une mise en réseau régional, national et international

PluriGenre veut assurer une visibilité à la fois régionale (PRES SPC), nationale et internationale aux études pluridisciplinaires de genre, comme le démontrent ses volets Recherche et Formation. Cette ambition s’appuie sur une série de partenariats scientifiques et pédagogiques déjà en place ou proches de l’être. À ceux déjà évoqués, s’ajoutent plusieurs projets en cours d’élaboration, dont le réseau Flora Tristan et le forum SARAH.

Le « Réseau Flora Tristan : réseau interdisciplinaire d’études sur le genre (PRES SPC) » a été lancé en 2012 par un comité de pilotage réunissant au sein du PRES des EC du LARCA/Paris Diderot), de l’Axe Genre-ICT/Paris Diderot, de l’équipe PRESAGE/OFCE-Sciences Po et du CERLIS/Paris V, sur la base d’un projet pluridisciplinaire LSH pluriannuel (2012-2015) associant une équipe internationale qui, d’une part a répondu avec succès à l’APP de l’IHP de 2012 et, de l’autre, vient de répondre à deux autres APP, l’un de l’IEC, l’autre du Gis Genre. Ce réseau a vocation à, d’une part, accueillir sur projets de nouveaux partenaires aux échelles nationales et internationales et, de l’autre, à rejoindre SARAH (pour preSAge Area reseArcH), forum de chercheuses et de chercheurs en passe d’être institutionnellement associé à Columbia University et au Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui comportent tous deux des équipes en études de genre très performantes. Financé par PRESAGE (Programme de Recherche et d’Enseignement des SAvoirs sur le GEnre), SARAH est un site d’échanges qui facilite l’élaboration de projets scientifiques ou/et pédagogiques à l’échelle internationale : un réseau structurant actif novateur en France et qui devrait être disponible sur tablette numérique dès la fin mars 2013.

Des partenariats avec des équipes et centres internationaux spécialisés dans les études de genre seront également mis en place. Des accords sont ainsi en préparation avec Joana Maria Pedro, directrice de l’Institut des Études de genre de l’université fédérale Santa Catarina du Brésil et avec Pilar Errázuriz Vidal, directrice du Centre d'Études de Genre  de l’Université du Chili.

 

b) valorisation, mémoire et vulgarisation

En partenariat avec le service communication de Paris Diderot, PluriGenre veut favoriser la visibilité des actions et des projets qui seront élaborés à son initiative ou à celles d’équipes de Paris Diderot, et constituer une mémoire vivante de la recherche en études de genre, par la constitution d’archives écrites (programmes, articles, etc.) et audiovisuelles (entretiens filmés de quelques minutes sur les projets et actions, événements filmés, etc.) mis en ligne sur le site de l’IHP qui comportera une entrée « PluriGenre » bien visible.

Par ailleurs, en partenariat avec le PEFH, pourra être organisée une médiatisation vulgarisée de certaines actions en direction des associations féministes intéressées.

 

L’ensemble des synergies scientifiques et pédagogiques mis en place par PluriGenre ou avec son soutien profitera ainsi à toutes les équipes de Paris Diderot qui en bénéficieront. Paris Diderot verra se renforcer encore sa visibilité et son attractivité, auprès des chercheuses et des chercheurs mais aussi des étudiant.e.s dans ce domaine de recherches en plein essor.