PROJETS FINANCÉS PAR PLURIGENRE EN 2014

PluriGenre a désormais son site :

plurigenre.hypotheses.org

Vous pourrez y suivre son actualité à partir du 12 novembre

 

Différences sexuelles, normes et pratiques médicales

Responsables : Vincent Bourseul, psychanalyse, CRPMS/UFR d’Études Psychanalytiques et Marie Gaille, philosophie, SPHERE/CNRS-Université Paris Diderot-Paris 7.

Le présent projet associant les laboratoires CRPMS et SPHERE voudrait organiser une réflexion multi-disciplinaire entre psychanalyse et philosophie sur les pratiques médicales et sur la place occupée, de fait et de droit, par la question de la différence des sexes dans ces pratiques et dans une telle réflexion, ainsi que sur ses éventuels effets normatifs (dans l'ordre du droit, des politiques de santé publique et des représentations sociales). La « différence des sexes », tout à la fois produit et processus, interroge les savoirs et les pratiques de la psychanalyse et de la philosophie, pour revenir à ce que la différence sexuelle comme expérience nous offre d'engager comme lecture, critique et renouvellement des usages que nous en avons et des savoirs que nous en extrayons.

Ce travail d'articulation entre philosophie et psychanalyse s'appuiera cette année sur des journées scientifiques. Elles seront consacrées notamment à la reprise des textes fondamentaux traitant de cette question, permettront d'aborder l'invention des sexualités et de travailler également sur la procréation médicalement assistée.

 

Citadinités subalternes en Afrique et en migrations africaines : femmes, genre, dynamiques de la marge.

Responsables : Odile Goerg, histoire, CESSMA/GHSS ;  Thomas Fouquet, anthropologie, ex-posdoctorant, IEC/CESSMA et Guillaume Lachenal, histoire, SPHERE/Sciences du vivant.

Ce projet concerne une rencontre scientifique organisée le 23 mai 2014 à l'Université Paris Diderot, et la publication collective tirée de celle-ci. L'intitulé de cet évènement « Citadinités subalternes en Afrique et en migrations africaines » renvoie aux usages de la ville de celles et ceux qui, exclus des sites institutionnalisés du pouvoir social, politique et  économique, tentent néanmoins de renégocier leur position sociale. L'approche de ces questions sous l'angle des rapports de genre et de trajectoires féminines constitue l'originalité de l'approche proposée. Dans les études africaines, les travaux consacrés aux jeunes citadins « hors (des) normes » se sont en effet attachés avant tout à des figures masculines.

 

Sujet Femme : ordre et désordres dans la pensée et la production des subjectivités modernes (sept. 2012-juin 2015)

Responsables : Catherine Bernard, littérature britannique et histoire de l'art, LARCA/Études anglophones ; Myriam Boussahba-Bravard, civilisation britannique, LARCA/Études anglophones ; Gabrielle Houbre, histoire, ICT/GHSS ; Hélène Périvier, chercheure en économie, OFCE/PRESAGE/Sciences-Po ; Rebecca Rogers, sciences de l’éducation, CERLIS/Paris Descartes.

Articulé à partir de trois figures emblématiques et d’autant de modes d’expressions, le projet veut interroger les modalités de construction des identités de genre et saisir la tension entre projection des subjectivités féminines et créativité matérielle des oeuvres. Pour cela, il s’intéresse notamment au primat du visuel sur l’écrit dans des productions qui, statistiques ou artistiques, permettent de comprendre les liens entre avant-garde et identité. Plus globalement enfin, le projet veut aussi analyser les processus de réception et de diffusion des œuvres et les interpréter dans une échelle élargie dans le temps (fin XIXe-XXIe s.), dans l’espace social et géographique, ainsi que dans leur dimension économique. Le projet se décline pour cela en deux axes interactifs qui interrogent le processus d’auto-exploration du sujet femme pris dans ses interrelations avec le sujet homme, notamment dans la bataille visuelle des représentations identitaires, politiques, esthétiques et leurs interactions avec le féminisme.