Recherches en ethnopoétique

Interlocuteur/trice du projet à Paris-Diderot : 

Maria Manca

Porteurs/euses scientifiques du projet : 

Maria Manca, Paris-Diderot, LAC (ethnopoétique) ; Pierre Zaoui, Paris Diderot, LAC (philosophie) ; Isabelle Barberis, LAC (théâtre XXe s.) ; Claire-Akiko Brisset, Paris-Diderot LCAO (culture japonaise) ; Laurie Laufer, Paris-Diderot, SHC (psychanalyse) ; Pierre Vilar Paris-Diderot, LAC ; Cécile Leguy, Paris 3, DFLE (anthropologie linguistique) ; Pierre Letessier, Paris 3 (théâtre) ; Sandra Bornand, CNRS, LLACAN, CNRS /INALCO (ethnolinguistique, Niger) ; Jean Lambert, Paris Ouest-Nanterre, CREM (ethnomusicologie) ; Carole Boidin, Paris-Ouest Nanterre (Littérature comparée, arabe) Docteur de Paris 7 ; Cyril Vettorato Université Paris13-Villetaneuse (Littérature comparée, culture hip-hop).

Résumé du projet : 

Ce projet reprend pour l’essentiel celui déposé en 2011, dont une partie a déjà été réalisée ou est en cours de réalisation. Notre but reste de faire mieux connaître et développer l’ethnopoétique, afin de passer à l‘étape suivante, à court terme (deux ans), la création avec des collègues de plusieurs UFR de Paris-Diderot et du PRES (Inalco et Paris 3), d’un centre Michel Leiris dans l’Institut des Humanités qui associerait aux actuels membres du GREP, la tradition anthropologique issue de Michel Leiris dont le CERILAC possède les archives, Yannick Seïté et des chercheurs travaillant sur la voix (théâtre, stylistique et musique).

Ce projet se rattache à la problématique de Sujets/Savoirs dans la mesure où la démarche ethnopoétique veut dépositiver ses domaines d’étude par une démarche pragmatique : l’événement énonciatif – musical, verbal, gestuel - est saisi dans sa globalité, maintenu dans son territoire, parlé dans sa langue, sans être soumis à une taxinomie générale – épopée, conte… - utilisant des catégories exogènes. Il est étudié in vivo. L’observateur use d’une subjectivité maîtrisée : par exemple, il définit sa place lors de l’événement en accord avec les performeurs. Plus généralement il va traiter ses informations comme le résultat de relations construites temporairement avec son objet d’étude : ainsi l’énoncé verbal d’une performance de chant, une fois transcrit, analysé dans sa langue et traduit, ne sera jamais traité comme un texte ; il en est de même de l’énoncé musical. Ces textualisations utiles pour l’analyse ne sont que des artefacts nécessaires et ne font pas l’objet d’une interprétation autonome : plus simplement nous n’allons pas chercher « le sens du texte ».